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La médecine Chinoise
La Médecine Chinoise existe depuis au moins 3500 ans. Elle nous vient d'observations du fonctionnement de l'organisme humain, du monde animal et végétal. Des siècles durant, les chinois ont analysé ces observations et ont élaboré la Médecine Chinoise telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui. L'acupuncture, pratiquée avec succès depuis longtemps en Occident, n'est qu'une partie de la Médecine Chinoise, celle-ci se compose également de l'utilisation de médicaments à base de plantes, de conseils sur la nutrition et l'hygiène de vie, ainsi que le maintien d'une attitude mentale juste.
La Médecine Chinoise est une médecine énergétique. Elle présume l'existence d'une énergie vitale, indispensable à la vie, circulant partout dans le corps. Si l'énergie (la vitalité)
circule harmonieusement, il y a équilibre et santé. L'énergie est transportée par un réseau de canaux appelés méridiens. Ces derniers acheminent dans tout l'organisme l'énergie servant à entretenir le cerveau, les organes, les muscles, les os, les nerfs, les glandes et tous les autres systèmes.
Si l'électricité est invisible, elle est cependant bien réelle ; il en est de même pour l'énergie. On ne peut la voir mais on peut observer ses manifestations. Ainsi dans un corps en
parfaite santé, l'énergie circule librement.
Une Authentique Transmission Orale :
"Cours de Base sur la Médecine Traditionnelle Chinoise"
Légué par le Professeur
Leung Kok Yuen
vous pouvez trouver les références au:
http://www.cours-medecine-chinoise.com/?gclid=CIyEy8b8sqcCFRYv3wod6D9H_w
"Nous pouvons dire que la médecine chinoise remonte à 2500 ans, bien qu’en réalité et nous en reparlerons plus tard, cette médecine remonte au Yi Jing, ?? qui lui, a été écrit il y à plus de 5000 ans.
L’enseignement de cette médecine était avant tout un enseignement oral. Il nous reste, à l’heure actuelle, quelques pièces de ce grand puzzle que de grands maîtres, comme le professeur Leung kok Yuen ont cherché à reconstituer pour la postérité.
Le professeur Leung Kok Yuen est né en Chine en 1922. Issu de 13 générations de médecins de père en fils, il fait partie des plus grands maîtres actuels de médecine traditionnelle chinoise encore en vie. Il détient le titre de "Shih i" attribué aux médecins chinois dont la famille perpétue une tradition médicale depuis plusieurs générations.
Il commence l'étude de la Médecine Traditionnelle à l'âge de 5 ans en accompagnant son père dans ses longues tournées de soins chez l'habitant, au sud de Canton. Durant ces randonnées, il apprend par cœur des comptines et des chansons dans lesquelles sont placées les clés de la médecine traditionnelle chinoise (méthode mnémotechnique très efficace : étudier en s'amusant...). Plus tard, son père lui explique ce que ces chansons et comptines signifient en termes médicaux.
Il a pu observer toutes les pratiques que son père utilisait et la façon d'aborder le malade et la maladie. Lorsqu'il devint majeur, il fut dirigé vers un autre maître pour parfaire son éducation médicale.
En 1970, il immigre au Canada et fonde le North American College of Acupuncture à Vancouver. De là et grâce entre autre à l’Université Européenne de médecine traditionnelle chinoise il a transmis son savoir à ses élèves occidentaux, dont j’ai eu la chance de faire partie.
Son œuvre pédagogique est considérée de loin comme la plus complète. Acupuncture, pharmacopée, psychothérapie, massage, médecine préventive, Qi Gong, sont autant de disciplines que ses élèves ont travaillées et approfondies.
Le professeur Leung Kok Yuen disait lui-même que ce savoir était universel, qu’il n’était que la courroie de transmission d’un savoir remontant à des millénaires.
Qu’elle soit pratiquée avec des appareils électriques ou des aiguilles sous cutanées comme la mésothérapie, qui n’est rien d’autre qu’une acupuncture déguisée, que ce soit une acupuncture faciale comme l’auriculothérapie, nous avons la plupart du temps à faire à des traitements antidouleurs, esthétiques ou de confort. Mais, en fin de compte, nous n’arrivons qu’à des résultats temporaires, n’ayant pas traité la cause de la maladie. Il suffit pour s’en convaincre de lire les traités modernes d’acupuncture. Il ne s’agit que de livres de recettes, sous tendu par aucun diagnostic traditionnel.
Nous reviendrons plus tard sur la douleur, mais n’oubliez pas la chose suivante. Une douleur est un signal d’alarme que le corps met à notre disposition pour que nous puissions prendre conscience qu’un déséquilibre est entrain de se produire. Si nous faisons disparaitre cette douleur avec un comprimé d’aspirine ou même des aiguilles d’acupuncture, nous n’aurons traité que la cime de la maladie, et non les causes profondes.
Perdant alors ce signal d’alarme, le dérèglement ne pourra que s’aggraver en interne, devenant alors beaucoup plus difficile à traiter.
L’acupuncture traditionnelle, elle, s’inspire des enseignements du Nei Jing, ? ???. Elle va obéir à des règles bien précises. Très peu d’aiguilles seront alors utilisées. Ne dit-on pas qu’une seule aiguille peut servir à traiter un patient si le bon diagnostic a été fait, et le traitement parfaitement ciblé. On considère d’ailleurs qu’en moyenne cinq à sept aiguilles suffisent amplement pour un traitement classique.
Commençons donc par des généralités concernant le fonctionnement du corps humain et des maladies qui peuvent apparaître.
Globalement, on considère que les maladies de l’homme peuvent être provoquées par des facteurs dits internes ou des facteurs externes.
L’énergie originelle de l’homme a pour fonction l’adaptation. Si cette énergie est suffisante, si l’organisme est en bon état, le corps est alors largement capable de faire face ou à ces agresseurs, ou à ces déséquilibres internes. Si vous prenez par exemple une boisson trop froide, l’énergie de votre rate doit être capable de protéger l’interne. De même, si cette même boisson est trop chaude, elle doit être capable de la refroidir.
Par contre, si le corps perd cette capacité de s’auto guérir, de s’auto réguler, de s’adapter, la maladie apparaitra alors. Des signes, des symptômes vont apparaitre. Il est donc important, comme nous le disions plus haut, de ne pas faire disparaître d’emblé ces symptômes, car ils sont en réalité le miroir, le révélateur de ce qui se passe à l’intérieur du corps.
Par différentes méthodes que nous verrons, il faudra déterminer ce qui a provoqué l’apparition de ce symptôme, quel en est son origine, pour en traiter la cause. Les symptômes ensuite disparaitront d’eux même.
Si on ne se contente pas de faire disparaître ces signaux d’alarme et que le déséquilibre interne est toujours présent, il risque alors d’augmenter en durée et en intensité, ou de réapparaitre de plus en plus fréquemment.
Le médecin chinois, pour diagnostiquer les causes profondes d’une maladie ou d’un déséquilibre quel qu’il soit devra avoir une véritable démarche de détective. Il devra non seulement faire preuve d’une extrême rationalité, mais aussi d’une bonne dose d’intuition qu’il se sera forgé sur le tas à force d’être au contact de ses patients.